| Les stations orbitales |
 |
|
|
Pendant une dizaine d’années, les spationautes n’ont exploré l’espace qu’au moyen de petites capsules inconfortables où seule la position accroupie ou couchée était possible.
Leurs séjours ne pouvaient donc être que de courte durée et de peu d’intérêt sur le plan scientifique.
Rapidement s’imposa l’idée d’utiliser une structure plus vaste, demeurant plusieurs années en orbite, capable d’offrir de meilleures conditions de séjour et de travail : une véritable base scientifique, dotée d’un important matériel, comme il en existe par exemple dans les régions polaires.
En trente ans, neuf stations utilisées
De 1971 à 2001, neuf stations orbitales ont été lancées : huit par la Russie, une par les Etats-Unis. Aujourd’hui, il n’en reste rien : elles ont toutes été volontairement désintégrées lors de leur rentrée dans l’atmosphère sur la Terre. (Une station orbitale est toujours lancée sans occupant. Pour la rejoindre ou en revenir, l’équipage utilise des vaisseaux spatiaux).
Pionnière en ce domaine, la Russie (qui s’appelait alors l’Union soviétique ou URSS) a satellisé, de 1971 à 1982, sept stations Saliout dont la durée de vie a été variable :
-
Saliout 1 (lancement : avril 1971 – destruction : octobre 1971) : occupée 23 jours par trois hommes.
-
Saliout 2 (avril/mai 1973) : occune occupation.
-
Saliout 3 (juin 1974 – janvier 1975) : occupée deux semaines par deux hommes.
-
Saliout 4 (décembre 1974 – février 1977) : occupée pendant un mois puis 2 mois,
-
Saliout 5 ( juin 1976 – août 1977) : occupée 46 jours puis 18 jours.
Ces cinq stations appartenaient à la première génération de stations dotées d’un seul collier d’amarrage auquel le vaisseau de l’équipage en visite restait accroché pendant le séjour, ce qui empêchait tout ravitaillement et limitait, évidemment, la durée de la mission. Les cosmonautes devaient apporter avec eux une importante quantité d’eau et de nourriture.
C’est à cette époque ( en mai 1973) que les Etats-Unis ont satellisé leur première (et unique) station orbitale, Skylab, qui a reçu trois équipages de trois hommes (pour des séjours d’environ un mois) avant de se désintégrer dans l’atmosphère en juillet 1979.
Les deux stations russes suivantes – dites de deuxième génération – possédaient deux colliers d’amarrage (un pour le vaisseau – cargos de ravitaillement ) :
-
Saliout 6 (septembre 1977 – juillet 1982), dont le cumul des occupations dépasse 22 mois : cinq séjours de longue durée (96 j, 139j, 175j, 184j, et 74j) incluant onze séjours supplémentaires d’environ une semaine,
-
Saliout 7 (avril 1982 – février 1991), qui a notamment connu quatre longs séjours (211, 149, 237 et 168 jours). Mais, à partir de 1986, elle a été délaissée au profit d’une nouvelle station, de conception moderne, Mir.
La huitième ( et à ce jour dernière) station orbitale de la Russie, Mir, a bénéficié d’une longévité exceptionnelle de quinze ans. Elle a été assemblée progressivement, comme un Meccano, à partir d’un premier module central (lancé en février 1986) sur lequel se sont successivement accrochés cinq autres modules de 1987 à 1996.
Dans sa configuration définitive, Mir mesurait plus de 30m de long et sa masse avoisinait 130t. Son volume utile était d’environ 400 m3 (l’équivalent d’une maison de 130 m² environ). En quinze années d’exploitation, elle a été presque occupée en permanence et plus d’une centaine de cosmonautes y ont séjourné (certains à plusieurs reprises), dont une quinzaine pour des missions de longues durées. Le médecin Valéri Poliakov y a effectué un séjour record d’environ quatorze mois (janvier 1994 – mars 1995). La station Mir a été volontairement détruite par la Russie le 23 mars 2001.
Assemblage de la Station Spatiale Internationale
Une nouvelle station orbitale, pour le moment dénommée Station Spatiale Internationale (en anglais, ISS), est en cours d’assemblage à environ 400 km d’altitude. Les Etats-Unis, à l’origine du projet, se sont associés à quatre partenaires principaux (l’Agence spatiale européenne, la Canada, le Japon et la Russie).
Le premier élément ( Zarya) a été mis en orbite en novembre 1998. D’autres éléments ont suivi. Au total, une cinquantaine de missions devrait être nécessaire pour parvenir à l’assemblage complet de la station, attendu vers 2006. Cet immense complexe mesurera alors plus de 100 m de long, aura la surface d’un grand terrain de football et un volume habitable de 1200 m3.
Des équipages s’y relaieront tout au long de son exploitation qui devrait se poursuivre au moins une quinzaine d’années.
Des expériences très variées
Dans les stations spatiales, on met à profit la présence de l’Homme qui peut manipuler beaucoup d’appareils différents, s’adapter à des situations imprévues, accomplir un travail très riche dont sont incapables les satellites automatiques, conçus pour des tâches programmées ou répétitives.
Les recherches multiples menées par les spationautes et exploitées par les chercheurs portent notamment sur les effets de l’absence de pesanteur, la médecine, l’astronomie, l’observation de la Terre, etc.
Article extrait de l’ouvrage « Un œil sur… l’exploration spatiale », CNES et éditions PEMF, 2003.
- - - - - - - - - - - - - date de dernière modification : Nov 4, 2005
- - - - - - - - - - - - -
|
 |
| De Vous à Nous |
 |
|
| Testez votre santé |
 |
Découvrez tous nos jeux pour évaluer votre santé... >> |
|
|