La pollution spatiale
Plus de 7 000 objets d’au moins 10 cm ont été répertoriés en orbite terrestre et sont suivis, avec des radars et des télescopes, par des organismes spécialisés comme le Norad aux Etats-Unis. Mais on estime qu’il en existe 10 fois plus mesurant de 1 à 10 cm et certainement des millions d’autres encore plus petits.
Exception faite des 300 ou 400 satellites en activité, ces « objets » sont tous des résidus. On y trouve notamment :
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Des centaines de vieux satellites devenus incontrôlables, dont certains sont placés sur des orbites choisies (dites de rebut),
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Une multitude de débris provenant de leur dégradation progressive (fragments de revêtement thermique, écailles de peinture, cellules solaires décollées…) ou de leur explosion,
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Beaucoup de derniers étages de lanceurs dont certains ont explosé et créé d’innombrables morceaux.
Quels dangers ?
Existe t-il un risque de voir un morceau de satellite tomber sur une maison ?
Non, car la plupart des débris spatiaux finissent tôt ou tard, par brûler en pénétrant à grande vitesse, dans l’atmosphère terrestre.
Le cas des très gros satellites dont certains fragments atteignent le sol est exceptionnel : Cosmos 954 (1978), Skylab (1979), Saliout 7 ( 1991), FSW 1 (1996)…
En réalité, le risque principal est dans l’espace : il concerne plutôt les véhicules spatiaux opérationnels et leurs éventuels occupants. A 6 ou 7 km/s, la moindre poussière devient un redoutable projectile. A plusieurs reprises, la navette spatiale américaine a dû manœuvrer pour éviter de gros débris spatiaux, aisément détectables. Mais ses hublots ont été heurtés des dizaines de fois par de minuscules particules qui y ont creusé de microscopiques cratères.
La communauté internationale des responsables des activités spatiales tente, depuis quelques années, de mettre en place une réglementation pour limiter les sources de débris.
Texte extrait de l’ouvrage « 30 mots clés pour comprendre… l’espace », CNES et Editions PEMF, 1996.